La Rivista per l'insegnamento e l'apprendimento delle lingue

On attend trop de l’Ecole, on attend trop peu des langues

Laurent Gajo
Genève

Tout citoyen est un éducateur potentiel, tout enseignant est un enseignant de langue potentiel. Pourtant, la responsabilité éducative de l’Ecole semble être hypertrophiée, tout comme, à l’inverse, la responsabilité linguistique des enseignants non spécialistes de langues semble sous-estimée. Ce double constat nous amène à réfléchir sur le territoire scolaire et ses nécessaires redéfinitions.
Si l’Ecole ne peut pas tout faire, elle peut mieux faire, d’une part en reconsidérant son territoire, d’autre part en s’articulant mieux à son extériorité. Ce double déploiement se retrouve dans le Guide pour le développement et la mise en œuvre de curriculums pour une éducation plurilingue et interculturelle (Beacco et al., 2010). Si le curriculum scolaire peut et doit tendre à une économie en coordonnant les enseignements et apprentissages langagiers de manière transversale (démarche intégrative entre disciplines, notamment linguistiques) et longitudinale (gestion cohérente des progressions d’un degré à l’autre, d’un cycle à l’autre), il doit aussi se fondre dans un curriculum existentiel ou expérientiel, les contacts avec la-les langue-s s’effectuant largement en dehors de l’Ecole. […]

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